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Traverser les émotions

« Tu vas quand même pas pleurer pour ça » ; « c’est rien » ; « Un homme ça ne pleure pas » ; « tu vas pas en faire toute une histoire » ; « c’est des histoires de gamins… »

N’avez-vous jamais entendu ces phrases ?

Eh oui, il est de coutume de refouler ses émotions. On nous apprend dès notre plus jeune âge, à mettre notre ressenti de côté et à l’ignorer. De génération en génération, nous reproduisons ce que nous avons vécu, c’est-à-dire nier nos émotions. Lorsque vous êtes traversé par une émotion énorme qui vous submerge et que votre maman vous dit : « c’est rien ; tu vas pas pleurer pour ça », vous perdez la connexion avec votre ressenti. Vous sentez pourtant bien quelque chose à l’intérieur, ça bouillonne, ça gronde ; et pourtant votre maman qui sait mieux que vous vous affirme que « ce n’est rien ». Elle a donc sûrement raison. Et là, vous commencez à vous perdre dans vos ressentis.

De plus, verrouiller ses émotions n’est pas sans conséquence. Une émotion qui n’est pas vécue, traversée, s’enkyste dans nos corps énergétiques et bloque la libre circulation de l’énergie. Conséquence : vous vous sentez fatigué, vous manquez d’entrain, des douleurs ou des maux physiques se manifestent et au final même des maladies. A force d’accumuler des émotions qui n’ont pas été traversées, les nœuds énergétiques se multiplient dans vos corps subtils et entraînent déséquilibre sur déséquilibre. Alors lorsqu’on est jeune, le corps gère, il fait face ; il est plein de ressources. En vieillissant, c’est beaucoup plus difficile.

Alors me direz-vous « traverser les émotions », comment fait-on ?!

Eh bien ça s’apprend. D’abord, c’est se remettre à l’écoute de nous-même, de notre corps, de nos émotions ; c’est savoir se poser et faire du calme dans notre mental suragité et écouter ce qu’il se passe à l’intérieur. Lorsqu’une émotion se manifeste, il est important de tout d’abord la reconnaître et l’accueillir, lui donner le droit d’exister, de se manifester. Parfois, l’émotion a un message à nous communiquer. Elle peut nous signifier que nous ne nous sommes pas respecté, que nous n’avons pas su faire respecter nos limites, que le choix que nous avons fait n’était pas juste… Dans tous les cas, cette émotion demande à être vécue pleinement, comme si nous plongions dans la honte, la colère, la tristesse… Parfois même, personnellement, j’en augmente l’intensité pour être sure de ne pas passer à côté. Et lorsqu’on la laisse s’exprimer, c’est comme traverser un ouragan. Lorsqu’on arrive de l’autre côté, le calme se fait de nouveau, et l’on retrouve notre équilibre.

Alors oui, ce n’est pas toujours aussi facile, certaines émotions sont tellement intenses qu’on ne parvient pas à les traverser. Il y a aussi des différences interpersonnelles. Lorsqu’on est hypersensible, tout est exacerbé, parfois même jusqu’à avoir tellement peur de nos émotions, que nous les verrouillons dès que nous les voyons arriver. L’essentiel, c’est déjà d’en avoir conscience. Et puis ensuite, on apprend.

Personnellement, l’EFT (Emotional Freedom Technics) m’a beaucoup aidée. Lorsque les émotions étaient trop fortes, je pratiquais la ronde d’EFT. Du coup, je n’étais plus impuissante face à l’intensité de mes émotions. Et puis petit à petit, j’ai eu de moins en moins besoin de l’outil ; j’ai appris à accueillir mes émotions, à ne plus en avoir peur et à les traverser.

Bonnes traversées à vous ! 😉

Stéphanie, le 14 juillet 2026